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La contamination alimentaire par les microplastiques constitue un enjeu sanitaire et environnemental majeur, encore en cours d’évaluation par les autorités scientifiques ou réglementaires. Leur ingestion répétée soulève des questions sur les effets potentiels pour la santé humaine, notamment en raison de leur capacité à véhiculer des contaminants chimiques ou biologiques.

58 millions

De tonnes de déchets plastiques sont produites chaque année en Europe.

80 %

Des plastiques rejetés dans les océans sont issus des bassins versants.

50 %

Sont des objets à usage unique.

Qu’est-ce qu’un microplastique ?

Les microplastiques sont de petites particules solides de plastique, insolubles dans l’eau, qui mesurent entre 1 µm et 5 mm et sous forme de fibres, qui mesurent moins de 15 mm.

Ce sont des fragments d’objets en plastique ou de microbilles de plastique (utilisées par l’industrie), ou bien des fibres synthétiques. Les plastiques sont des polymères synthétiques avec incorporation d’additifs selon le besoin (rigidité, retardateur de flammes, etc.).

Quels sont les risques ? 

Comme l’indique l’Anses : « les microplastiques peuvent présenter un danger de par leur composition, notamment du fait des additifs, potentiels contaminants chimiques, et des contaminants biologiques (bactéries) qui viennent se fixer à leur surface ».

  • Un risque pour la santé humaine lorsque les plastiques sont en contact avec des produits alimentaires (liquide ou solide). Le risque est de voir des microplastiques migrer vers l’aliment, soit à partir du contenant, soit lors du processus de fabrication.
  • Un risque environnemental a évaluer au niveau des cours d’eau, des eaux marines, des sols et de l’air, etc. Les microplastiques sont retrouvés partout dans l’environnement.

L’ensemble des espèces vivantes, des plus petites comme le zooplancton, aux plus grandes comme les baleines, peuvent les ingérer.

Pourquoi analyser les microplastiques dans les aliments ?

Analyser les microplastiques dans les aliments, c’est anticiper un risque émergent et renforcer la confiance de vos clients et partenaires. Ces contaminants peuvent intervenir tout au long de la chaîne alimentaire et suscitent une attention croissante des consommateurs, des autorités ou des filières.

Leur analyse permet d’objectiver les niveaux de contamination, d’identifier les points critiques de vos process et de démontrer votre engagement en matière de qualité ou de sécurité sanitaire. C’est également un levier clé pour anticiper les évolutions réglementaires, préserver votre image de marque ou accompagner durablement vos démarches de maîtrise des risques et de responsabilité environnementale.

Qui est concerné ?

Ces prélèvements et analyses de microplastiques s’adressent aux :

Collectivités territoriales
(gestionnaires SAGE, services publics de l’eau)

Acteurs de l’eau
(eau potable, eaux usées, traitement)
Industriels de l’alimentaire et autres
(processus, rejets)
Bureaux d’études environnement

Pour des études environnementales, des études d’impact, des contrôles de process, des contrôles réglementaires, des recherches, etc.

Les solutions Labocéa

Les prestations

Prélèvements
Usines d’eau potable, STEP, rivières, sédiments, plages, air, etc.

Diagnostic de l’état de contamination environnementale :

  • Analyse des microplastiques par microspectrométrie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF).
  • Quantification et identification des différents polymères.
  • Analyse des polluants absorbés et des additifs.
  • Analyse de certains microorganismes associés.

Études et interprétation des résultats

Modélisation de la dispersion des microplastiques en fonction des sources géographiques (étude globale)

Les matrices analysées

Eaux de consommation, douces, marines, rejets de stations d’épuration, souterraines, industrielles, etc.

Alimentaires 
Sodas, sels, marins, coquillages, algues, etc.

Cosmétiques 

Air
Par jauge Owen

Sols, sédiments, terres, boues, sables, etc.
Prise en charge des échantillons présentant un risque amiante.
Exemple : sols provenant de décharges

Autres matrices sur demande 

L’expertise Labocéa

Grâce à son expérience de terrain et au volume important d’analyses réalisées, Labocéa a constitué une bibliothèque d’identification des microplastiques particulièrement riche. De plus, elle est évolutive. Cette base de connaissance, construite au fil des missions menées pour les filières alimentaires, les collectivités et les autorités, permet de caractériser de façon fine, avec fiabilité, les particules détectées.

Véritable atout différenciant, elle renforce la pertinence des résultats délivrés et offre à nos clients une lecture experte des contaminations, basée sur des données éprouvées, directement issues des réalités de terrain. Cette capitalisation scientifique nous permet d’apporter des analyses plus précises, mieux interprétées et réellement utiles à la prise de décision.

Focus réglementaire

La Commission européenne a publié des règles concernant les prélèvements et analyses de microplastiques dans l’air ambiant, les polluants des eaux de surface et des eaux souterraines, ainsi que le traitement des eaux urbaines résiduaires.

Eaux de consommation humaine et eaux souterraines

La norme NF T90-968-1 et-2
Publiée en décembre 2023, elle présente les approches méthodologiques possibles pour les analyses de microplastiques dans les eaux de consommation humaine et les eaux souterraines

  • La partie 1 : microscopie couplée à une spectroscopie vibrationnelle (IRTF, Raman), méthode d’analyse qualitative et quantitative dans les eaux qui permet de déterminer une très grande variété de polymères, la taille des microplastiques et une estimation des masses.
  • La partie 2 : méthode d’analyse thermique par pyrolyse GC/MS, après microscopie, qui permet d’identifier certains polymères et leur masse.

En mars 2024, en complément de la directive (UE) 2020/2184, la Commission européenne a établi comme méthode privilégiée la spectrométrie optique infrarouge ou Raman, pour la mesure de microplastiques dans l’eau potable. Elle la considère plus fiable que l’analyse thermique pour la mesure de faibles concentrations de microplastiques dans l’eau potable. Cette méthode s’applique aux particules de dimension comprise entre 20 μm et 5 mm et aux fibres d’une longueur entre 20 μm et 15 mm.

Eaux urbaines résiduaires

Directive 91/271/CEE
Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont adopté, le 10 avril 2024, une refonte de la directive 91/271/CEE relative au traitement des eaux urbaines résiduaires. Parmi les nouvelles exigences de surveillance des eaux urbaines résiduaires :

  • Surveiller strictement et plus efficacement les eaux urbaines résiduaires en renforçant les exigences (nouvelles normes, liste évolutive des polluants, etc.) au niveau des paramètres de santé publique pertinents et des polluants émergents : polluants chimiques, dont polluants éternels (PFAS), virus et agents pathogènes connus et émergents, résistance aux antimicrobiens, microplastiques, etc.
  • Surveiller la pollution provenant des eaux de ruissellement urbain et des surcharges dues aux pluies d’orage, les concentrations et les charges des polluants réglementés à la sortie des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires, ainsi que la présence de microplastiques y compris dans les boues (notamment, lorsqu’elles sont réutilisées en agriculture) pour toutes les agglomérations ayant un équivalents-habitants (EH) supérieur à 10 000.

Cette surveillance est effectuée selon les fréquences suivantes :

  • Pour les agglomérations ayant un EH égal ou supérieur à 150 000, au moins deux échantillons par an, avec un maximum de six mois entre les échantillons.
  • Pour les agglomérations ayant un EH compris entre 10 000 et 150 000, au moins un échantillon tous les deux ans.

Cette fréquence de surveillance peut être réduite de moitié au cours des années suivantes si les résultats de la surveillance des polluants (incluant les microplastiques) visés par cette surveillance au paragraphe 3 de la directive, sont inférieurs aux normes de qualité environnementale applicables dans le cadre de la directive 2008/105/CE au cours de trois échantillons successifs. La fréquence de surveillance devrait être réexaminée au moins une fois par an.

La norme ISO 24187 : 2023
Elle établit des principes généraux d’analyse des microplastiques présents dans l’environnement à toutes les étapes, de l’échantillonnage aux traitements des données, pour différentes matrices.

Références

R

Décision déléguée de la commission du 11/03/2024 complétant la directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil en établissant une méthode de mesure des microplastiques.

R

P9_TA(2024)0222 – Traitement des eaux urbaines résiduaires : résolution législative du Parlement européen du 10 avril 2024 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil, relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (refonte) [COM(2022)0541 – C9-6363/2022 – 2022/0345(COD)].

Zoom sur le processus analytique

1 – Extraction : filtration, digestion ou par densité (en fonction de la matrice).

2 – Identification : microscopie et microspectrométrie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF).

3 – Quantification : les spectres obtenus sont comparés avec ceux de bibliothèques de polymères afin d’identifier le type de plastique. L’appareil permet de quantifier et d’identifier des particules de 10 μm à 5 mm. Nous incrémentons notre bibliothèque de nouveaux spectres (plastiques biosourcés, plastiques dégradés dans l’environnement, etc.)

4 – Résultats : en nombre total de microplastiques, classes de taille et types de polymères.

5 – Interprétations : estimation des masses, veille règlementaire, bibliographie, etc.

Répartition des polymères dans un échantillon

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