Les pesticides diffusent dans les milieux naturels où ils peuvent s’y transformer en une ou plusieurs autres molécules appelées « métabolites ». Ces métabolites peuvent s’accumuler dans les différents compartiments de l’environnement : sols, eaux de surface et eaux souterraines, sédiments, plantes, atmosphère, etc.

Dans le cadre de la surveillance de la qualité des eaux de consommation et la protection de la santé humaine, nous identifions les métabolites de pesticides. Les contrôles de qualité des eaux révèlent des situations de dépassement des limites de qualité réglementaires nécessitant des mesures de gestion avant distribution de l’eau.

La présence des métabolites de pesticides dans les eaux est encadrée par plusieurs réglementations, dont la directive européenne 98/83/CE qui fixe les limites de qualité dans les eaux destinées à la consommation humaine, sans définir leur « pertinence » (c’est-à-dire le niveau de risque sanitaire inacceptable pour le consommateur).

La Direction générale de la santé s’appuie sur l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) pour définir et préciser la pertinence des métabolites, c’est-à-dire leur valeur sanitaire maximale.

L’avis qui vient d’être publié en 2021 a conclu à la pertinence de la recherche de deux nouveaux métabolites issus du S-métolachlore (un herbicide) : métolachlores ESA et NOA.

Conséquences

Les contrôles des eaux destinées à la consommation humaine de l’Agence régionale de santé intègrent donc depuis peu ces nouvelles normes.

Dans l’attente des résultats des mesures préventives (ou interdiction de molécules), les collectivités doivent renforcer leurs dispositifs de surveillance et de traitement pour respecter ces normes plus contraignantes.

Voir l’avis de l’ANSES, publié en 2021, relatif à la détermination de la pertinence pour les eaux destinées à la consommation humaine pour les métabolites de pesticides >>