LABOCEA participe à une étude qui vise à mieux connaître la présence de la leptospirose sur un tronçon de la Vilaine fréquenté par des kayakistes.

Cette étude est menée à l’initiative de l’ARS Bretagne, de Santé publique France et de VetAgro Sup, suite à des cas de leptospirose, depuis 2016, parmi les kayakistes exposés aux eaux de la Vilaine entre Châteaubourg et Cesson-Sévigné.

Outre LABOCEA, elle mobilise l’Office Français de la Biodiversité (OFB), la Fédération des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FGDON) d’Ille-et-Vilaine, le GDS Bretagne, l’Institut Pasteur (centre national de référence pour la leptospirose) et le Laboratoire des leptospires (École nationale vétérinaire de Lyon – VetAgro Sup).

Elle porte sur deux volets : l’un concerne les ruminants domestiques et l’autre porte sur la faune sauvage (ragondins, rats musqués et rats surmulots). Il s’agit de déterminer leur statut infectieux, pour explorer toutes les sources potentiellement à l’origine de la contamination.

Proximité et réactivité

En tant que laboratoire de proximité, nous sommes chargés de centraliser des échantillons bovins (sang et urine). Pour la faune sauvage, notre équipe d’autopsie de Fougères doit prélever, dans un temps très rapide, des organes sur des individus qui ont été capturés ou piégés par l’OFB.

Les échantillons sont ensuite transmis à l’École nationale vétérinaire de Lyon ou à l’Institut Pasteur où ils sont analysés. L’aspect logistique est très important pour ce second volet.

Pour l’instant, les premiers résultats, qui seront complétés par une seconde série d’analyses en fin d’année, ont permis de détecter un portage de leptospires chez 10 % à 30 % de la faune sauvage.

Une étude visant à déterminer la fréquence du portage de la bactérie et le profil génétique des ADN de leptospires observés permettra de mieux comprendre l’épidémiologie de l’infection. Il sera alors possible d’émettre des hypothèses sur les mécanismes de contamination de l’eau.

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