Crédit photo : CD29-Mathieu Le Gall

Depuis février 2021, les services « Prélèvements » de Labocea Finistère et Côtes d’Armor prennent en charge, à titre d’expérimentation au niveau national durant toute cette année, et sous supervision technique de l’Ifremer, l’acte de prescription du REPHYTOX (REseau de surveillance des PHYcoTOXines dans les organismes marins).

Parmi les coquillages, les mollusques bivalves concentrent particulièrement le phytoplancton, dont la présence est beaucoup plus forte lorsque les eaux se réchauffent (printemps et été). La plupart des espèces phytoplanctoniques sont totalement inoffensives et l’ensemble du phytoplancton forme le premier maillon de la chaîne alimentaire dans l’écosystème marin.

Néanmoins, certaines de ces espèces ont été identifiées comme produisant des toxines agissant de différentes manières chez les humains, avec des effets pouvant conduire jusqu’à la mort : toxines diarrhéiques (lipophiles), toxines amnésiantes (ASP) ou paralysantes (PSP), toutes trois analysées sur le site de Labocea Combourg.

Protéger la santé des consommateurs

Le réseau REPHYTOX est ainsi né en 2016. Il a pour vocation de protéger la santé des consommateurs en surveillant la nature et les quantités de toxines réglementées présentes dans les coquillages.

L’Ifremer a ensuite laissé à d’autres le soin de réaliser les interventions terrain REMI et REPHYTOX. Ainsi, les laboratoires départementaux littoraux ont pris le relais en 2018, sous le pilotage de la Direction générale de l’alimentation (DGAl), via un conventionnement avec les directions départementales de la protection des populations (DDPP) locales.

Deux audits nationaux successifs ont démontré la bonne prise en main des réseaux REMI et REPHYTOX sur la période 2018–2020. La DGAl a donc proposé, depuis, à l’Association française des directeurs et cadres de laboratoires vétérinaires publics (ADILVA) de poursuivre, en accord avec l’Ifremer, le transfert de compétences vers les laboratoires départementaux littoraux.

Après un appel à candidature national organisé en 2020, elle a retenu Labocea, le LDA56 et Labeo pour tester, pendant un an, leur capacité à assurer la prescription des prélèvements REPHYTOX, jusque-là uniquement gérée par l’Ifremer.

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