La France vient de passer au niveau élevé pour le risque influenza aviaire.

Dans le cadre de la veille pour prévenir ce type d’épidémie, LABOCEA dispose depuis toujours de locaux d’isolement pour les maladies animales les plus contagieuses, sur chacun de ses sites dédiés à la santé animale : Quimper, Ploufragan et Fougères.

Ces locaux, appelés lazarets, permettent d’intervenir sur des prélèvements considérés comme dangereux du point de vue viral ou bactériologique, et ce en toute sécurité, à la fois pour le personnel qui y travaille, pour protéger le reste du laboratoire de tout risque de diffusion, mais aussi et surtout pour l’environnement.

L’utilisation de ce type d’équipements se limite aux périodes d’apparition des risques. C’est en cela qu’ils sont financés par la puissance publique, pour maintenir un tarif de facturation très bas, au service de l’intérêt général.

Ils sont constitués de salles totalement indépendantes du bâtiment principal du laboratoire en termes de ventilation et d’évacuation des déchets. Ces lazarets permettent de réaliser des autopsies et des prélèvements sur des échantillons ou des animaux potentiellement contaminants pour l’environnement, pour la santé animale ou humaine.

Cela peut ainsi être effectué en toute sécurité et sans risque de fuite d’agent pathogène. Nous y intervenons revêtus de tenues jetables. Nous sommes protégés d’un point de vue oculaire et respiratoire : lunettes, masques FFP2, voire masques intégraux.
Nous utilisons les lazarets lorsque nous savons que le risque est présent ou important : organes à analyser suite à une alerte brucellose dans un élevage, carnivore domestique de provenance inconnue ayant présenté un changement de comportement et ayant mordu ou griffé des personnes (risque rage), échantillons d’origine incertaine (réquisitions à la demande de la gendarmerie), etc.

Nous avons également recours à ces locaux dédiés pour les autopsies de petits animaux suspects d’être infectés par des germes zoonotiques (transmissibles de l’animal à l’homme). Par exemple, dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine, depuis plusieurs années nous détectons des cas de tularémie sur des lièvres de ces départements.

De même, les autopsies d’oiseaux sauvages pour suspicion d’influenza aviaire sont faites dans ces locaux protégés, à la demande de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), du Préfet ou de la Direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt (DRAAF) pour laquelle nous avons mis en place une astreinte influenza. Ces salles sont intégralement désinfectées par aérosol après chaque intervention à risque sanitaire avéré.

 

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